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🎬 #JeudiSéries N°12 : "Merteuil" (HBO Max) : l’amour est-il un poison ? (attention, spoilers !)
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Cher lecteur, chère lectrice, bonjour ! Pour ce retour du #JeudiSéries après presque deux mois d’absence, je vous propose un focus sur la série "Merteuil", mini-série diffusée et produite par HBO en six épisodes (bande-annonce ici). Si le premier épisode m’a laissé dubitatif, la suite a tenu ses promesses malgré la déception finale. C’est parti !
Le premier épisode commence dès le début dans la transgression et dans l’interdit. Isabelle (jouée par Ana-Maria Vartolomei), promise à une vie de religieuse au couvent, vit une relation amoureuse avec Lucien Beaucaillou, qui est en réalité le vicomte de Valmont (joué par Vincent Lacoste), un libertin sans scrupule. Si la nuit de noces est passionnée, Isabelle déchante rapidement : le mariage était un faux et l’avenir merveilleux promis par Valmont aussi. C’est la tante du vicomte, Rosemunde, jouée par Diane Kruger, qui le lui révèle le lendemain et lui demande de partir.
C’était sans compter sur la détermination d’Isabelle, décidée à se faire une place dans la bonne société et avoir ce qu’elle espérait obtenir. Le feu du désir brûle en elle et elle va s’en servir pour parvenir à ses fins. Rosemunde accepte, à une condition : Isabelle devra faire tout ce qu’elle dit sans discussion. Elle voit en elle un instrument pour retrouver la place qu’elle a perdu dans la société.
Toutes les deux se rendent à une soirée libertine organisée par le comte de Gercourt (joué par Lucas Bravo). Là-bas, Isabelle doit le séduire pour que Rosemunde retrouve sa place. Malheureusement, rien ne se passe comme prévu. Valmont est à la soirée déguisé en laquais, ce qui donne lieu à une scène de ménage et le comte de Gercourt voit Isabelle comme une putain, à cause de la réputation de celui-ci.
Humiliée, Isabelle décide de se marier au marquis de Merteuil, un militaire qui pourrait être son père vu son âge, et devient la marquise de Merteuil. Je l’avoue, j’ai été tenté d’arrêter là, une série sur le libertinage m’intéressant guère peu. Et disons-le, le marquis est un vieux pervers lubrique. Mais la suite m’a donné tort.
Car Isabelle veut se venger de Gercourt, l’humilier. Elle va alors mettre en place un stratagème avec la complicité de Valmont et de Rosemunde pour qu’il veuille se marier avec la nièce du marquis, Cécile, puis se voie contraint d’y renoncer car elle n’est plus vierge (je ne vous dis pas lequel, vous verrez). Gercourt va alors avoir l’opportunité de se venger par l’intervention inattendue du meilleur ami de Valmont, amoureux déçu, qui menace de faire tomber la marquise pour bigamie.
Tout se joue alors à Versailles, face au Roi. Mais avec son charme naturel, et son aplomb, elle s’en sort et gagne la partie. Elle gagne aussi sa liberté, je ne vous dis pas comment… Une chose est sûre, l’amour est bien un poison car la marquise de Merteuil aura le cœur brisé, avec un final un peu décevant. Bon visionnage !
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🎬 #JeudiSéries N°11 : "Stalk" (France TV) : sommes-nous tous des stalkers ? (attention, spoilers !)
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Cher lecteur, chère lectrice, bonjour ! Pour ce retour du #JeudiSéries après trois semaines d’absence, je me suis intéressé à la série "Stalk", dont la saison 3 est actuellement diffusée sur france.tv. Et une fois n’est pas coutume, je n’en dirai pas beaucoup. C’est parti !
Dans les trois saisons, on suit les aventures de Lucas alias « Lux » (joué par Théo Fernandez), jeune hacker et élève de l’ENSI (une école d’informatique de Lille), qui se sert du hacking et du stalking, d’abord pour se venger après un week-end d’intégration qui tourne mal, puis pour son intérêt personnel, avant d’en être victime dans les saisons 2 et 3. Pire, il y prend goût : le stalking devient une addiction chez lui au point de se sevrer entre les saisons 2 et 3 pendant trois ans et de ne pas toucher un ordinateur, par peur de replonger.
S’il parvient à se venger d’Alex (saison 1), en lui faisant porter le chapeau du stalking aux yeux de la police, « Lux » va payer à plusieurs reprises les conséquences de ces actes. Ainsi, il va stalker la fille qui lui plait, Alma, pour la voler à Alex et être avec elle, avant qu’elle ne découvre la vérité et finisse par lui tourner le dos (saison 1). « Lux » va aussi pousser un élève de l’école au suicide, conséquence d’un chantage demandé par Alex, toujours lié au stalking. On a du mal à lui pardonner.
En saison 2, « Lux » va faire la connaissance de Charlie, hackeuse fraîchement débarquée à l’ENSI, dont il tombe amoureux, mais qui va pourtant le faire tomber en le hackant (et c’est un point du scénario que l’on sent arriver). Conséquence, tout le monde lui tourne le dos, et il est viré de l’ENSI. Persuadé d’avoir été victime d’Alex Herzig, ancien hackeur et directeur de l’ENSI, Lucas se vengera et le fera tomber lors de la présentation d’ENSI US, projet d’extension de l’école au sein de la Silicon Valley. Enfin, en saison 3, Lucas va à nouveau être victime d’une manipulation, cette fois de la part du CEO de Reize, une start-up d’intelligence artificielle.
Surtout, "Stalk" et Lucas nous mettent plusieurs fois mal à l’aise : on sait que ce n’est pas bien (on rappelle que stalker quelqu’un est illégal), on sent que ça va lui retomber dessus et pourtant il fait tout ce qu’il ne faut pas faire. On a envie de lui dire : « Arrête ! On te l’avait dit ! » Sans parler des bizutages lors des soirées de l’ENSI qui sont montrés dans la série et où l’on se demande où la frontière fiction-réalité s’arrête. Enfin, la série joue sur le cliché du hacker solitaire qui ne mangerait qu’un produit : d’abord des surimis (saisons 1 & 2), puis des nouilles instantanées (saison 3). C’est un peu gros. En conclusion, je suis allé au bout de la série, chaque épisode ayant une durée d’environ 20 à 30 minutes, mais de façon poussive. J’ai été déçu par la conclusion et par le déroulé de "Stalk", que je ne recommande pas, sauf si vous avez du temps à perdre.
🎬 #JeudiSéries N°10 : "La Chronique des Bridgerton" (Netflix) S4, ou la revisite du compte de Cendrillon... réussie ? (attention, spoilers !)
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« Très cher ami lecteur... », pour ce grand retour du #JeudiSéries après plusieurs semaines d’absence, j’ai décidé de m’intéresser à la dernière saison de « La Chronique des Bridgerton », phénomène mondial à côté duquel je ne pouvais passer même si je dois le reconnaître… c’est plutôt pour un public féminin (bande-annonce intégrale ici).
Ainsi donc, après avoir suivi le mariage de Daphné Bridgerton et de Simon de Hastings (saison 1), celui d’Anthony Bridgerton et de Kate Sharma (saison 2), puis de Colin Bridgerton avec Pénélope Fatherington (saison 3), c’est donc au tour de Benedict de devoir se marier cette saison et sur qui se portent tous les regards… lui qui mène pourtant une vie de débauche aux multiples conquêtes, loin de vouloir se ranger. Et pourtant...
Tout commence au premier bal de la saison : c’est Violet Bridgerton qui l’organise cette fois-ci et c’est un bal masqué ! C’est la tradition, les femmes et les hommes à marier de la bonne société se retrouvent pour être présentés l’un à l’autre et espérer trouver un bon parti. Et chaque année, la Reine a un favori. Cette année, c’est Benedict.
C’est alors qu’une mystérieuse inconnue à la robe et aux mains d’argent fait son apparition, Sophie, avec une consigne claire d’un gentilhomme qui l’accompagne : elle doit partir à minuit (car c’est une bonne, comme dans le conte de Cendrillon). Lorsque son regard croise celui de Benedict, c’est le coup de foudre… et le début d’une longue quête pour ce dernier, qui possède un gant perdu par la jeune femme dans sa fuite en guise de pantoufle de verre.
Heureusement, le hasard fait bien les choses, il se trouve que leurs chemins se recroisent à la campagne alors qu’elle se fait agresser par des jeunes hommes un peu trop éméchés. Pourtant on ne peut que critiquer le manque de physionomie de Benedict : sans son masque, il ne la reconnaît pas et tombera amoureux d’elle… avant de faire (enfin !) le lien à la fin de l’épisode 7 !
Revenons sur le personnage de Sophie. Elle est la fille illégitime de feu lord Gun et d’une bonne, reléguée au statut de servante par lady Gun (sa seconde épouse) et ses deux filles Posy et Rosamund. On retrouve ici la marâtre et ses deux filles de Cendrillon, même si Posy est la gentille du duo.
À noter, la disparition tragique et prématurée de lord Kilmartin, le mari de Francesca Bridgerton, qui apporte un peu de drame dans la série. Finalement, après des rebondissements multiples à coup de « je t’aime, moi non plus », mais aussi à cause de lady Gun qui fait tout pour détruire Sophie jusqu’à l’accuser de vol (ce qui lui vaudra un séjour en prison), le dénouement tant attendu est là ! Mieux encore, lord Gun avait laissé une dote à Sophie. L’histoire ne nous dit pas s’ils eurent beaucoup d’enfants mais on peut supposer qu’ils vécurent heureux… D’ailleurs, elle aurait pu s’arrêter là. Mais alors que lady Whistledown avait décidé d’arrêter, une autre a pris sa place… Qui ? Mystère … En tout cas, cette saison est réussie !
🎬 #JeudiSéries N°9 : « Montmartre » (TF1) : Bienvenue en 1900 ! (attention, spoilers !)
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Paris, 1899, quartier de Montmartre. Céleste Tessandier, danseuse jouée par Alice Dufour, remue ciel et terre pour retrouver son frère et sa sœur, dont elle a été séparée après l’assassinat de leur père, André Tessandier 23 ans plus tôt. Mais également pour retrouver son assassin. Pour payer Léon Blanchard (Hugo Becker), jeune inspecteur de police qui accepte de rouvrir l’enquête contre 100 francs, Céleste franchit alors les portes de « L’éléphant rose », cabaret de Montmartre dirigé par Youri (Pablo Pauly), qui cherche une danseuse pour son premier spectacle.
Et pas n’importe quel spectacle ! Car Céleste va devoir se montrer nue sur scène, ce qui est à la fois choquant et novateur pour l’époque. Et elle va dépasser toutes les espérances de Youri, au point qu’elle deviendra une véritable star. En parallèle, le frère de Céleste, Arsène Larcourt (Victor Meutelet), et la sœur de Céleste, Rose Joubert (Claire Romain, Ici tout commence), vivent leur vie séparément, sans se douter de ce qui les attend.
On commence avec Rose, pour qui le plus beau jour de sa vie (son mariage) va se transformer en véritable cauchemar. Son mari la livre à des proxénètes sans foi ni loi et elle se retrouve enfermée dans une maison close. Violentée, elle parviendra à s’en échapper en prétextant devoir faire une course… et finira entre la vie et la mort en tentant de fuir ses ravisseurs. Céleste la sauvera.
Chez les Larcourt, après que Céleste ait semé le doute chez Arsène, la vérité éclate. Arsène n’est pas le fils biologique de Maurice (Benjamin Baroche, Teyssier dans Ici tout commence,à qui le rôle va très bien) et d’Augustine Larcourt (Mathilde Seigner). Il a été acheté pour remplacer son véritable fils Octave (Axel Mandron), métisse, pour éviter le scandale. Arsène et Augustine quitteront la maison, Arsène perd tout (et en blâmera Céleste).
Pendant ce temps, l’opiniâtre Léon Blanchard poursuit son enquête policière aux côtés de Céleste. Mais l’enquête est compliquée : malgré les pistes qui se dessinent petit-à-petit, l’assassin semble avoir toujours une longueur d’avance sur eux. Et pour cause ! Il se dissimule sous les traits du juge Rochefort (Thibault de Montalembert), resté discret jusqu’ici, qui est en réalité Jean Taillard, un ancien amoureux de la mère de Céleste…
De son côté, Rose tombe amoureuse du comte Charles de la Lande (Mikaël Mittelstadt, Filip et Ici tout commence), qui décède tragiquement dans un accident de voiture (pourquoi avoir fait ce choix mesdames et messieurs les scénaristes ?!). Enceinte, elle sera trahie par la mère de Charles (incarnée par Cristina Reali), à deux reprises : une première fois qui la ramènera (pour un court moment) au bordel, une deuxième fois en lui prenant son enfant « pour son bien ».
Il y a bien sûr les aventures d’Arsène, mais je préfère ne rien vous dévoiler… Rassurez-vous, tout finira bien : « rien ne résiste aux liens du sang ». Seul bémol sur la série : le déséquilibre du son voix/musique. On entend rien et on doit monter le son ! Allez, bienvenue en 1900 quand même !
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🎬 #JeudiSéries N°8 : "La Brea" (TF1+), saison finale : une fin réussie ! (attention, spoilers !)
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Souvenez-vous ! Dans les épisodes précédents, Gavin Harris était séparé de sa femme Eve, projetée dans une brèche spatio-temporelle à une époque inconnue tandis que les dinosaures avaient pris possession du Los Angeles préhistorique, après l’ouverture d'auroras amenant chacune à des époques différentes (voir #JeudiSéries n°5). Voici donc ce qu'il faut penser de la saison 3. Pour commencer, nous retrouvons donc les survivants de La Brea dans la clairière, leur camp de base.
Oui mais voilà, désormais les habitants doivent composer avec de nouveaux ennemis : les dinosaures, donnant il faut bien le dire des airs de Jurassic Park à la série. Je dois l’avouer, cela m’a dérangé au début, n’étant pas un grand fan de la saga populaire. Heureusement, le dosage est équilibré : ils ne sont pas hyper présents non plus, sauf dans l’épisode 2 où le village est victime d’une attaque de ptérodactyles…
Si le village arrive à s’en sortir, notamment en déplaçant un nid de ptérodactyles, ce n’est pas le cas de tout le monde. Riley (la fille du Dr. Sam Velez) et Josh (le fils de Gavin, en couple avec elle) sont attaqués par des raptors. Riley est gravement blessée à l’abdomen et nécessite des soins médicaux modernes en urgence. Pour la sauver, Josh décide de prendre tous les risques et de traverser une double aurora présente dans la forêt pour rejoindre le monde moderne. Le psychiatre Ty sera aspiré en voulant les empêcher de traverser et se retrouvera en 2021, quelques jours avant l’apparition du gouffre de La Brea.
Dès lors, il s’en suivra une véritable aventure dans le temps, avec deux histoires en parallèle. Ty, part en quête du Sam et du Gavin de 2021 pour retrouver une puce électronique volée par le Gavin de 2021 qu’il faut ramener en -10 000 pour espérer retrouver Eve, prisonnière d’un mystérieux ravisseur. De l’autre, en -10 000, Sam et Gavin essaient de retrouver leurs enfants.
Ils apprendront, entre autres, que Gavin a fait partie d’un programme « Top Secret » de l’armée de l’air fondé en 1965 pour permettre à des avions militaires de voyager dans le temps, et que Josh et Riley ont probablement atterri dans le L.A. de cette année. Dans le même temps et dans l’ombre, une entreprise de sécurité privée veut, elle, garder pour elle cette technologie. Maya Schmidt, sa tête pensante, met tout en œuvre pour récupérer la puce (nécessaire aux voyages temporels) et dominer le monde (évidemment). Spoiler : elle échouera, mais je ne vous dis pas comment, suspense...
Finalement, tout le monde réussit à rentrer en 2021 et cela se fait en deux étapes. Premier arrêt en 1965, où sont Riley et Josh. Puis, à l’aide d’un avion supersonique et de la puce, les survivants (sauf Ty) repartent en 2021… Tout le monde connaît sa fin heureuse.
Pour conclure, faut-il regarder "La Brea" ? Je maintiens ma conclusion du volet précédent : oui ! Si vous cherchez une série, que vous êtes fan de science-fiction et de voyage dans le temps, alors foncez ! Et si ce n’est pas votre délire, regardez au moins un épisode, peut-être changerez-vous d’avis (ou pas ?) ?
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🎬 #JeudiSéries N°7 : « Downton Abbey 3 : Le grand final » (S1 à S6 sur Netflix) : une fin réussie, les Grantham nous manquent déjà (attention, spoilers !)
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Les fans de la série attendaient cette conclusion avec impatience et avaient hâte de retrouver la famille Grantham. Trois ans après le dernier volet ("Downton Abbey 2 : Une nouvelle ère"), toujours réalisé par Julian Fellowes, ils sont de retour, et nous les retrouvons dans le Londres de 1930 pour une sortie à l’opéra. Plusieurs changements attendent la famille et ses domestiques, à commencer par Mary, en plein divorce avec son désormais ex-mari Henry Talbot, qui va la transformer en paria aux yeux de la haute société.
En effet, dans l’Angleterre des années 30, le divorce n’est pas du tout en odeur de sainteté. Surtout, la nouvelle va fuiter dans la presse et va faire rapidement le tour des grandes maisons britanniques. La sanction est alors sans appel : Mary se fait exclure d’un bal auquel elle et sa famille étaient conviés, humiliée.
Déterminée à ne pas se laisser faire et pouvant compter sur les siens, elle s’investit à fond dans la gestion du domaine, et elle réussira à récupérer la place qu’elle occupait, notamment grâce à l’intervention salutaire de Lady Marton Crawley (sa première belle-mère) en fin de film, mais aussi à s’imposer auprès de son père, qui rechigne à lui laisser complètement les clés de Downton.
Ce film est aussi et avant tout un passage de relais. Ainsi, le fidèle Charlie Carlson, majordome en chef, cède sa place à Andrew (que l’on connaît des saisons précédentes) et prend une retraite bien méritée. Même chose pour l’illustre Madame Patmore-Mason, la cuisinière en chef, qui cède son tablier à Daisy (devenue entre temps la femme d’Andrew).
Enfin, et c’est le moment le plus attendu du film, il y a la transmission du domaine de Downton Abbey à Mary, qui se traduit par le départ du comte et de la comtesse – j’ai nommé Lord et Lady Grantham – du château, dans un moment riche en émotions. Cela donnera lieu d’ailleurs à une séquence cocasse où Lord Grantham découvre la vie en appartement lors d’une visite d’un futur bien potentiel avec sa fille : « il y a d’autres humains au-dessus de chez moi ? (…) incroyable ! ». Finalement, ils habiteront dans l’ancienne maison de la comtesse douairière Lady Violet.
Finalement, un hommage est rendu à Maggie Smith (Lady Violet Grantham) – déjà décédée dans la saga – disparue l’année dernière, de deux manières : le trophée Lady Violet de la foire du comté, spécialement créé par Lady Marton Crawley, et par un tableau qui figure dans le hall du château de Downton.
Je ne vous ai pas parlé de l’autre intrigue fil rouge de la saga : l’héritage de la famille de Cora (Lady Grantham), dilapidé par l’oncle Harold, qui a fait de mauvais placements avec l’argent dont il avait la gestion... Pour conclure, car il faut bien trouver un bémol au film, il est dommage que la luminosité du film soit sombre : cela gâche l’expérience, et on se demande pendant toute la diffusion si c’est un problème de tournage ou du cinéma. Mais c’est une belle conclusion. Au revoir les Grantham !
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🎬 #JeudiSéries N°6 : "Surface" (France TV) : un polar (trop) prometteur (attention, spoilers !)
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Noémie Chastain (jouée par Laura Smet) est une policière parisienne au visage balafré après une intervention qui a failli mal tourner. Affectée à Avalone dans le département de l'Aveyron pour sa convalescence, elle arrive dans un village dont la partie basse a été engloutie il y a vingt-cinq ans pour la construction d’un barrage hydroélectrique. Envoyée sur place pour évaluer le commissariat, elle se retrouve vite avec un meurtre sur les bras.
En effet, un matin, un pêcheur sur le lac récupère à la surface un fût qui contient le squelette d'un petit garçon, Alex, qui avait disparu en 2001, le même jour que deux autres enfants, Cyril et Elsa. La brigade fluviale de Paris envoie alors deux plongeurs (l’un d’eux, Hugo, est joué par Tomer Sisley) pour rechercher les éventuels squelettes des deux autres enfants. Ils retrouveront le corps de Cyril mais aucune trace d'Elsa.
Noémie Chastain mène l'enquête aux côtés du lieutenant Romain Valant que cette affaire touche de près car il était l'ami des enfants disparus, aidée de la petite équipe de gendarmerie du commissariat local (Mikaël dit « Milk », Bousquet et Nadège).
Rapidement, les soupçons se portent sur Jacques Dorin, père d’une des victimes et agriculteur à qui appartenaient les fûts entreposés dans le village englouti. Il sera finalement écarté (car pourquoi aurait-il tué son propre enfant ?), l’équipe d’enquêteurs préférant partir sur la piste d’un prédateur ou d’un tueur en série dans la région. Surtout, il perdra sa femme dans un incendie criminel provoqué par le réel coupable.
Chacun a des secrets, tout le monde semble suspect y compris la maire du village (Catherine Valant, mère de Romain). Quant à la tenancière du café du village – friande de commérages et grand-mère de « Milk » - elle gêne le bon déroulé de l’enquête en relayant des pistes sur le site internet d’Avalone. Mais ce n’est pas « Milk » sa source : en réalité, elle entretient une liaison avec Bousquet, d’où elle tient les informations sur les avancées de l’enquête.
Dans un second temps, on retrouve chez Jean Casteran (le père de Cyril), un vieil ordinateur portable rempli d’images d’enfants : d’abord suspecté, il sera lavé de tout soupçon après avoir révélé qu’il était allé jusqu’à infiltrer les réseaux criminels sur le dark net pour retrouver la trace de son fils…
Finalement, les secrets sont révélés et la vérité éclate : le meurtre était en réalité un tragique accident, je ne vous dis pas l’auteur ni le pourquoi du comment, couvert par Madame la Maire pendant toutes ces années. Enfin, on découvre le lourd secret que Noémie Chastain porte depuis son enfance et lui fait vivre des nuits cauchemardesques.
Pour conclure, faut-il regarder "Surface" sur france.tv ? Oui, c’est un bon polar, l’intrigue est prenante (j’ai fini la série en un week-end) et le duo Tomer Sisley-Laura Smet fonctionne parfaitement à l’écran. Mais la promesse est trop belle : la vérité se révèle tragique et banale. Tout ça pour ça ?
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🎬 #JeudiSéries N°5 : "La Brea" (Netflix), S1&2 : un début haletant, on veut la suite (attention, spoilers !)
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Après les déceptions qu’avaient causé chez moi "LOST : Les disparus" ou encore "Under The Dome", je pensais être définitivement vacciné des séries de science-fiction : trop tirées par les cheveux, trop perchées… Bref, "La Brea" ne m’avait pas attiré lors de sa première diffusion sur TF1. « Encore une série catastrophe... », m’étais-je dit. Mais ne sachant quoi regarder, j’ai fini par lui donner une chance sur Netflix. Voici ce que j’en ai pensé.
Imaginez. Vous êtes au cœur d’une grande ville (ici, Los Angeles), au milieu des embouteillages pour amener vos enfants à l’école et vous rendre au travail, quand soudain… l’impensable se produit : un gouffre gigantesque s’ouvre au milieu de la chaussée, emportant mobilier urbain, véhicules et passants sur son passage. La famille Harris, au mauvais endroit au mauvais moment, se retrouve alors déchirée en deux : la mère (Eve) et le fils (Josh) tombent dans la faille, le père (Gavin) et la fille (Izzy) restent à la surface.
Mais en réalité, ce gouffre est une faille spatio-temporelle qui ramène tous ceux qui plongent dedans à L.A. mais 10 000 ans en arrière. En surface, Gavin (qui a des visions de sa femme et de son fils vivants) se démène pour convaincre le Dr. Sophia Nathan, du Département de la Sécurité Intérieure (et qui en sait en réalité beaucoup), de lancer une mission de sauvetage. Il faut faire vite car le passage se referme. Gavin, accompagné de la Dr. Rebecca Alridge (collègue du Dr. Nathan), vole un drone militaire conçu pour traverser le gouffre au risque de se faire descendre par l’armée ! Rebecca Alridge décide de sauter dans le gouffre tout en demandant à Gavin de retenir une date : celle du jour de son adoption quarante ans plus tôt...
Dans l’autre monde, les habitants tentent de survivre tant bien que mal. Ils doivent trouver de la nourriture mais aussi se protéger des animaux préhistoriques, comme des loups ou des tigres à dents de sabre. Sur place, ils font la connaissance de la tribu des Tongvas, qui ont des provisions et leur parle du « peuple du ciel » : il y a déjà eu des visiteurs d’une autre époque, j’y reviendrai... Au sein du village, un certain Silas, sournois et en réalité le grand-père de Gavin, mettra à mal les relations entre les nouveaux arrivants et la tribu.
Pendant ce temps, Gavin et Izzy ont sauté dans un autre gouffre pour rejoindre leur famille, ce qui donnera lieu à des retrouvailles émouvantes. Vers la fin de la saison 1, le Dr. Alridge révèle qu’un petit garçon du village Isaiah est en réalité Gavin enfant et qu’il doit absolument rejoindre un portail spatio-temporel qui le ramènera en 1988. Si Isaiah ne le franchit pas, Gavin ne rencontrera jamais sa femme Eve, Josh et Lizzy mourront…
La saison 1 se termine alors que Josh se retrouve parachuté accidentellement avec Riley, sa nouvelle copine, en 1988. En saison 2, ils font la connaissance de Caroline, la mère de Gavin, qui travaille dans le plus grand secret à l’élaboration d’un virus informatique pour fermer les gouffres (car d’autres menacent de s’ouvrir si rien n’est fait). Tout est parti du programme Lazarus, imaginé en 2065 par James (le père de Gavin) pour réparer dans le passé les erreurs de l’humanité... (Encore un mégalomane qui veut jouer avec le temps !) L’instabilité du dispositif est à l’origine des gouffres.
Je passe les histoires secondaires que vous découvrirez sur Netflix. Le programme Lazarus, qui réside en -10 000 dans un complexe ultramoderne (« le peuple du ciel »), finira détruit à la dynamite, ruinant les espoirs de retour des survivants… La famille de Gavin trouve alors un autre portail pour rentrer mais James les trahit. La machine est endommagée et s’emballe. Eve est aspirée. Gavin, Josh et Izzy se retrouvent au temps des dinosaures, ce qui nous laisse avec un goût d’inachevé (car on ne sait pas où en est vraiment l’humanité en 2065...) et une question : où est passé tout le monde ? Ce sera à découvrir dans la saison 3, j’espère.
Pour conclure, faut-il regarder "La Brea" ? Si vous cherchez une série avec du suspense, des énigmes, de multiples rebondissements (on ne s’ennuie pas une seconde) et que vous êtes fan de science-fiction et de voyage dans le temps, alors allez-y ! Et si ce n’est pas votre tasse de thé, regardez le premier épisode, peut-être changerez-vous d’avis, qui sait ? J’avais été déçu par les fins de "LOST" et de "Under The Dome", j’ai regardé jusqu’au bout et j’attends le final !
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🎬 #JeudiSéries N°4 : "Carême" (Apple TV+), S1 : une première saison réussie, on veut la suite (attention, spoilers !)
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"Carême" (saison 1 disponible en intégralité sur AppleTV+ pour 9,99€/mois) est une pépite française rare dans l’univers des séries françaises, à savoir une vraie saga historique comme on les aime et qu’on dévore du début à la fin. Il était difficile pour moi d’attendre la semaine suivante pour avoir le prochain épisode lorsque je l’ai découverte.
Posons d’abord le cadre. L’action se déroule dans le Paris des années 1799 à 1804. Carême, joué par Benjamin Voisin (César du meilleur espoir masculin en 2022 pour son interprétation de Lucien Rubempré dans Illusions perdues de Xavier Giannoli), est un apprenti pâtissier de la capitale travaillant sous les ordres de Sylvain Bailly (son père adoptif), très en vue pour ses sculptures visibles dans les vitrines de la boutique éponyme du Palais Royal.
Alors que Napoléon lui propose de travailler pour lui, Carême refuse la proposition. Bailly est alors jeté en prison sur ordre du ministre de la Police Joseph Fouché. Carême n’a alors qu’une idée en tête : faire libérer son père, menacé de mort (il sera exécuté) car on lui met sur le dos l’attentat manqué à l’explosif dont est victime l’Empereur. Pour y parvenir, il va alors pouvoir compter sur l’aide de Talleyrand, ministre des Relations extérieures, qui l’engage comme cuisinier pour sa maison. (Même si Talleyrand joue aussi sa propre partition...)
Carême est un jeune homme fougueux, impétueux et ambitieux. Talleyrand – qui déteste Fouché et se cache derrière l’attentat manqué – y voit une opportunité de parvenir à ses fins : se débarrasser de Fouché (son pire ennemi) et assurer la paix en Europe par le couronnement de l’Empereur.
Au service du ministre, Carême va gravir les échelons jusqu’à remporter le premier concours culinaire de haute gastronomie de l’Histoire. Il va alors avoir le privilège de servir le banquet du couronnement de Napoléon. À ses côtés, on trouve Henriette de Chitenay, jouée par Lyna Khoudri et confidente de la maîtresse de Talleyrand mais aussi espionne pour Fouché, et Agathe pour le seconder en cuisine, jouée par Alice Da Luz. Le trio va finir par former un triangle amoureux qui finira mal...
Finalement, on apprend que le père biologique d’Antonin Carême n’est nul autre que Talleyrand lui-même ! C’en est trop pour le jeune homme, qui comprend que le ministre des Relations extérieures est le vrai maître du jeu ; un jeu dans lequel il n’a été qu’un vulgaire pion. Le poison destiné à Fouché atterrit alors dans la bouche de Talleyrand. Je ne vous dis pas si il s’en sort...
Dans le même temps, en l’absence d’Henriette, Carême a trompé Henriette avec Agathe. Conséquence, elle tombe enceinte ! Le jeune homme décide d’assumer son rôle de père, ce qui rend Henriette folle de rage. Elle retourne voir Fouché (qu’elle avait abandonné) pour se venger. La sentence tombe qu… Oh et puis non, je ne vous en dis pas plus !
Faut-il regarder "Carême" ? Mille fois oui. J’attends la suite ! Vous aussi, certainement.
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🎬 #JeudiSéries N°3 : "Mr Selfridge" (M6+), S1 : à force d'en vouloir toujours plus, on finit par perdre... (attention, spoilers !)
"Mr Selfridge" (M6+) nous plonge en 1909 à Londres. Harry Gordon Selfridge, milliardaire américain, s'apprête à construire et ouvrir le projet de sa vie : un grand magasin sur Oxford Street, rue la plus prisée de la ville, où l'on peut acheter tissus, robes, parfums et autres accessoires.
Selfridge veut que tout Londres soit à ses pieds et pour cela il n'hésite pas à proposer à Ellen Love, chanteuse pulpeuse (et sulfureuse ?) en vogue du moment de devenir l'égérie de son magasin. Elle accepte, tout en entamant une liaison avec notre milliardaire. Cette liaison ne durera qu'un temps et finira mal, au point qu'Ellen Love tentera de mettre fin à ses jours (elle sera sauvée in extremis par Frank Edwards, l'associé financier de Selfridge).
Pour rester dans le coup après l'arrêt du contrat avec Ellen Love sans préavis, Selfridge fait de son magasin un lieu de grandes rencontres et de grands événements, en y conviant l'aviateur Louis Blérioz ou encore un explorateur britannique ayant conduit une des premières expéditions au pôle Sud. Même le Roi fera une apparition, où il tiendra lui-même à acheter une paire de gants.
Seulement voilà, l'épouse de Selfridge, Rose, s'ennuie de sa vie à Londres avec un mari ne comptant pas ses heures (quand il n'est pas avec Miss Love)... Un jour, elle fait la connaissance du peintre Roderick Temple à la National Gallery de Londres. Un portrait de Rose et un début de liaison naîtront de leur rencontre. Une chose que Selfridge, attaché à son image mais n'hésitant pas être infidèle, ne tolèrera pas. On a envie de lui dire : qu'est-ce que tu espérais ? Selfridge ne pense qu'à son ego, ses affaires et néglige sa famille. Il licenciera même une salariée qui aura volé pour acheter des médicaments à sa mère malade... Elle finira par se suicider. On a envie de le détester.
Pire, Ellen Love - avec le soutien de Frank Edwards - se vengera en fin de saison dans une pièce de théâtre où la vérité éclate aux yeux de tous dans un épisode brillamment intitulé "On récolte ce que l'on sème"... Ce sera la goutte d'eau qui fait déborder le vase pour Rose, qui décidera de rentrer avec les enfants à Chicago. Ironie de l'histoire, George Toller, manutentionnaire du magasin, fera remarquer à Selfridge la chance qu'il a d'avoir une famille aussi adorable.
En parallèle de ces histoires, on pourra suivre différentes classes sociales dans "Mr Selfridge" avec par exemple Agnes Towler (sœur de George Towler), vendeuse chez Selfridge's qui subira les colères d'un père ivrogne et violent et connaîtra une histoire d'amour brève (à la surprise générale !) avec Henri Leclair, responsable des vitrines, ou Victor Colledano, maître d'hôtel aux Palmeraies qui compte ouvrir un restaurant en s'attirant les bonnes grâces de Lady Loxley.
Alors faut-il regarder "Mr Selfridge" (sur M6+) ? Si vous voulez changer d'époque, oui. En revanche, les intrigues sont un peu mollassonnes et si on la regarde en discontinu comme je l'ai fait, on finit par se lasser un peu... Je ne sais pas si je regarderai les saisons suivantes (4 en tout).e vous épargne l'histoire de "la fureur sanguinaire", maladie qui touche la famille De Clairmont depuis des années.
Cet article est paru une première fois sur LinkedIn avant la création de ce blog.
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