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Le Sérial-Critiqueur

🎬 #JeudiSéries N°11 : "Stalk" (France TV) : sommes-nous tous des stalkers ? (attention, spoilers !)

26 Mars 2026 Publié dans #JeudiSéries

"Stalk" est une série de la plateforme France TV Slash, consacrée au hacking et au stalking à la promesse intrigante mais qui à l’arrivée s’avère prévisible et décevante.

Cher lecteur, chère lectrice, bonjour ! Pour ce retour du #JeudiSéries après trois semaines d’absence, je me suis intéressé à la série "Stalk", dont la saison 3 est actuellement diffusée sur france.tv. Et une fois n’est pas coutume, je n’en dirai pas beaucoup. C’est parti !

Le stalking, une addiction aux lourdes conséquences

Dans les trois saisons, on suit les aventures de Lucas alias « Lux » (joué par Théo Fernandez), jeune hacker et élève de l’ENSI (une école d’informatique de Lille), qui se sert du hacking et du stalking, d’abord pour se venger après un week-end d’intégration qui tourne mal, puis pour son intérêt personnel, avant d’en être victime dans les saisons 2 et 3. Pire, il y prend goût : le stalking devient une addiction chez lui au point de se sevrer entre les saisons 2 et 3 pendant trois ans et de ne pas toucher un ordinateur, par peur de replonger.

S’il parvient à se venger d’Alex (saison 1), en lui faisant porter le chapeau du stalking aux yeux de la police, « Lux » va payer à plusieurs reprises les conséquences de ces actes. Ainsi, il va stalker la fille qui lui plait, Alma, pour la voler à Alex et être avec elle, avant qu’elle ne découvre la vérité et finisse par lui tourner le dos (saison 1). « Lux » va aussi pousser un élève de l’école au suicide, conséquence d’un chantage demandé par Alex, toujours lié au stalking. On a du mal à lui pardonner.

Le manipulateur manipulé

En saison 2, « Lux » va faire la connaissance de Charlie, hackeuse fraîchement débarquée à l’ENSI, dont il tombe amoureux, mais qui va pourtant le faire tomber en le hackant (et c’est un point du scénario que l’on sent arriver). Conséquence, tout le monde lui tourne le dos, et il est viré de l’ENSI. Persuadé d’avoir été victime d’Alex Herzig, ancien hackeur et directeur de l’ENSI, Lucas se vengera et le fera tomber lors de la présentation d’ENSI US, projet d’extension de l’école au sein de la Silicon Valley. Enfin, en saison 3, Lucas va à nouveau être victime d’une manipulation, cette fois de la part du CEO de Reize, une start-up d’intelligence artificielle.

Surtout, "Stalk" et Lucas nous mettent plusieurs fois mal à l’aise : on sait que ce n’est pas bien (on rappelle que stalker quelqu’un est illégal), on sent que ça va lui retomber dessus et pourtant il fait tout ce qu’il ne faut pas faire. On a envie de lui dire : « Arrête ! On te l’avait dit ! » Sans parler des bizutages lors des soirées de l’ENSI qui sont montrés dans la série et où l’on se demande où la frontière fiction-réalité s’arrête. Enfin, la série joue sur le cliché du hacker solitaire qui ne mangerait qu’un produit : d’abord des surimis (saisons 1 & 2), puis des nouilles instantanées (saison 3). C’est un peu gros. En conclusion, je suis allé au bout de la série, chaque épisode ayant une durée d’environ 20 à 30 minutes, mais de façon poussive. J’ai été déçu par la conclusion et par le déroulé de "Stalk", que je ne recommande pas, sauf si vous avez du temps à perdre.

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